LE BLOG DECOUVERTES DE VOTRE GUIDE

Pour fêter les deux ans de GIN'Steve, votre guide de poche, j'ai décidé de donner un coup de neuf à mon site internet afin de vous présenter efficacement les visites guidées que je peux vous proposer en Isère, des visites au cours desquelles je partage avec vous mes connaissances de façon ludique et agréable.

Mais pour aller plus loin dans le partage, j'ai aussi ouvert ce "blog-découvertes", afin de vous faire part de mes propres découvertes lors de la préparation de nouvelles visites ou, parfois, lorsque je suis moi-même visiteur/touriste !

Ce "blog-découvertes" sera également l'occasion pour moi de partager avec vous régulièrement les évènements et autres bons plans dans la région, au fil des semaines... donc n'hésitez pas à rejoindre ma page facebook afin de ne manquer aucune publication !

Votre guide, Steve

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Petit sommaire pour s'y retrouver facilement !

 

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Exposition "Les Alpes de Jean de Beins - Des cartes aux paysages (1604-1634)" au Musée de l'Ancien Evêché (GRENOBLE)

Pour ce nouveau billet "idée de sortie" du mercredi, nous quittons Lyon et son exposition "Watching you" au Musée de Fourvière que je vous présentais la semaine dernière, et nous revenons à Grenoble, où nous étions il y a deux semaines pour parler de l'exposition "Daniel Dezeuze. Une rétrospective" au Musée de Grenoble. Aujourd'hui, c'est au Musée de l'Ancien Evêché que je vous propose de vous rendre, pour (re)découvrir l'exposition exceptionnellle "Les Alpes de Jean de Beins. Des cartes aux paysages (1604-1634)" qui s'y tient depuis le 25 octobre 2017.

Pourquoi exceptionnelle ? 
Parce que pour la première fois en France, sont réunies et présentées une soixantaine de cartes du Dauphiné du XVIIème siècle, les premières du genre, partagées essentiellement jusque là entre la British Library à Londres et la Bibliothèque Nationale de France. 


Ces cartes furent réalisées au début du XVIIème siècle par Jean de Beins, ingénieur du Roi Henri IV, qui cherchait alors à mieux connaître la géographie de son royaume, et notamment celle, complexe, du Dauphiné et de ses montagnes où règne alors le lieutenant général de ses armées, un certain... Lesdiguières !

Sous l'autorité de celui-ci, pendant une trentaine d'années, Jean de Beins parcourt l'ensemble du Dauphiné, et multiplie les cartes, les profils, les plans, les vues... pour dresser un portrait extrêment précis, pour l'époque, de cette province frontalière stratégique.

La "Carte et description générale du Dauphiné" réalisée en 1630 est sans doute la plus connue, car elle servit de carte de référence pendant plus d'un siècle et fut maintes fois reproduite et modifiée. C'est une version réduite d'une première carte plus confidentielle réalisée en 1617, et probablement réservée aux militaires.

Il est amusant de retrouver sur cette carte, les villes dans lesquelles je guide : Grenoble, bien sûr, mais aussi "Voyron", "Vorespe"... et finalement déjà un maillage important de petites bourgades qui existent toujours aujourd'hui.


Avant d'établir cette carte générale très détaillée, Jean de Beins a réalisé des portraits de villes, leurs plans... Grenoble semble être la première vue qu'il réalise, en 1604 (vue par l'ouest, avec le Vercors en toile de fond) : 

Mais il passera également aussi à Romans... 

 

... à Valence... 

... et bien d'autres contrées encore !

Il s'est également attelé aux plans de forteresses, comme celle de Baraulx ou celle de Bourg en Bresse :

 

La plupart de ces cartes de Jean de Beins sont regroupées dans un grand recueil, qui contient aussi des cartes de Picardie et de Provence. L'ensemble étant fragile et "non démontable", ce sont ainsi des versions numérisées qui sont présentées sur les murs de l'exposition. Mais le recueil et quelques originales sont également présentées, avec une faible luminosité adaptée à de tels documents : 

A la fin du parcours, d'immenses tablettes tactiles permettent de s'approprier davantage les cartes, on peut toucher, zoomer... et glaner quelques informations complémentaires intéressantes sur chacune des cartes, qui se révèlent être un véritable trésor pour la connaissance de notre région au XVIIème siècle !

 

Bref, je m'arrête là pour ne pas trop vous en montrer non plus, en espérant que cette petite visite "virtuelle" vous aura donné envie d'aller voir d'un peu plus près cet ensemble de cartes exceptionnel, car mes photos de leur rendent pas justice ! Et si ce n'est pas le cas, hop, petit reportage de France 3 qui a fait la promo de l'expo : 

Les horaires du Musée :

     - Lundi, mardi, jeudi, vendredi de 9h à 18h
     - Mercredi de 13h à 18h
     - Samedi, dimanche de 11h à 18h

Il ne me reste plus qu'à ajouter que le tout est GRATUIT, et voilà, vous savez tout ! Vous n'avez plus d'excuse pour ne pas aller y jeter un oeil avant la fin de l'exposition qui sera décrochée le 28 février 2018 ! ;-)

A la semaine prochaine pour une nouvelle idée de sortie dans la région !

 


Steve, votre guide de poche !

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BIBLIO N°1 : Les Mémoires d'Hector Berlioz


Souvent au cours de mes visites guidées, des visiteurs me demandent comment je fais pour savoir tout ce que je raconte ? Il n'y a pas de mystère, c'est bien souvent dans les livres qu'un guide récolte les informations dont il a besoin, et qu'il synthétise pour les transmettre au public. Parfois il n'y a pas encore de livres et c'est alors dans les archives que l'on peut en apprendre plus, mais c'est laborieux, chronophage et... aléatoire ! Je n'en parlerai donc pas plus ici.

En revanche, je me suis dit que ça pouvait être sympa de partager sur ce blog avec vous les livres que je peux ou que j'ai pu utiliser pour construire mes visites, si vous voulez prolonger la découverte ou approfondir certains sujets.

Pour commencer cette nouvelle série "Biblio" (qui reviendra chaque 15 du mois !), je suis obligé de vous parler... des Mémoires d'Hector Berlioz !

    

Beaucoup le savent, c'est au Musée Hector Berlioz, installé dans la maison natale du compositeur Hector Berlioz, que j'ai commencé mon activité de guide indépendant, en 2012 (en vérité, j'ai commencé à y guider en 2011, mais j'étais alors agent d'accueil saisonnier, je ne me suis mis à mon compte que l'année suivante). 

C'est donc tout naturellement que le premier livre que je vous présente est en lien avec Hector Berlioz. Mieux que ça, il a été écrit par Hector Berlioz lui-même, puisque ce sont ses Mémoires dont je veux vous parler.

Quand on doit évoquer un artiste du passé, c'est évidemment les autobiographies qui vont nous intéresser pour connaître en détail sa vie, et dégoter quelques anecdotes croustillantes. J'ai d'ailleurs déjà eu l'occasion de partager avec vous sur ce blog une anecdote tirée des Mémoires de Berlioz, que je partage également en visite : la vengeance sanglante qu'il avait mis au point après une trahison amoureuse. Vous aurez donc compris aisément que les Mémoires d'Hector Berlioz constituent quelque peu ma "Bible" pour mes visites au Musée. De multiples éditions existent, avec différents "commentateurs", la plus accessible étant sans doute celle publiée aux éditions "Symétrie" (14.80€, 705 pages) qui vient d'être rééditée avec une belle couverture illustrée (15.10€, 720 pages).

Hector Berlioz commence la rédaction de ses Mémoires en 1848, alors qu'il est à Londres et qu'il n'a que 45 ans. 
Voici comment, dans sa Préface, il justifie et présente alors son projet d'autobiographie : 


"On a imprimé, et on imprime encore de temps en temps à mon sujet des notices biographiques si pleines d'inexactitudes et d'erreurs, que l'idée m'est enfin venue d'écrire moi-même ce qui, dans ma vie laborieuse et agitée, me paraît susceptible de quelque intérêt pour les amis de l'art. Cette étude rétrospective me fournira en outre l'occasion de donner des notions exactes sur les difficultés que présente, à notre époque, la carrière des compositeurs, et d'offrir à ceux-ci quelques enseignements utiles.
Déjà un livre que j'ai publié il y a plusieurs années, et dont l'édition est épuisée, contenait avec des nouvelles et des fragments de critique musicale, le récit d'une partie de mes voyages. De bienveillants esprits ont souhaité quelques fois me voir remanier et compléter ces notes sans ordre.
Si j'ai tort de céder aujourd'hui à ce désir amical, ce n'est pas, au moins, que je m'abuse sur l'importance d'un pareil travail. Le public s'inquiète peu, je n'en saurais douter, de ce que je puis avoir fait, senti ou pensé. Mais un petit nombre d'artistes et d'amateurs de musique s'étant montrés pourtant curieux de le savoir, envore vaut-il mieux leur dire le vrai que de leur laisser croire le faux. Je n'ai pas la moindre velléité non plus de me présenter devant Dieu mon livre à la main en me déclarant le meilleur des hommes, ni d'écrire des confessions. Je ne dirai que ce qu'il me plaira de dire ; et si le lecteur me refuse son absolution, il faudra qu'il soit d'une sévérité peu orthodoxe, car je n'avouerai que les péchés véniels. [...].

A la lueur de cette Préface on comprend bien que certes, des Mémoires peuvent nous apprendre beaucoup de choses, mais que l'on doit aussi savoir prendre un peu de recul vis à vis de leur contenu, puisqu'évidemment, l'auteur n'y raconte bien que ce qu'il veut. C'est ce que j'ai d'ailleurs pu vérifier, bien après leur lecture, en me plongeant dans ses lettres, bien plus précises, bien plus justes et vraies. N'oublions pas, pour la défense d'Hector, qu'au-delà des oublis volontaires, les Mémoires ont été rédigées entre 1848 et 1865... Berlioz avait 45 ans, son enfance et son début de carrière était donc déjà loin, certaines dates et certains détails se mélangent alors. 

Mais l'essentiel est là, et permet de mieux cerner l'artiste, son caractère se devine à travers ses mots (il n'a pas sa langue dans sa poche !). Il nous fait entrer dans les coulisses des préparatifs de ses concerts, nous offre parfois quelques passages plus "techniques" et purement musicaux avec l'analyse de partition, d'autres passages nous permettent de faire plus amples connaissance avec sa famille, avec les femmes qui marquèrent sa vie, et d'autres passages encore nous invitent à le suivre dans ses voyages et nous font découvrir l'Europe du XIXème siècle.

 

Hector Berlioz d'après Signol


Laissons la parole à l'artiste, avec quelques petits extraits choisis : 

"Je suis né le 11 décembre 1803, à La Côte Saint André, très petite ville de France, située dans le département de l'Isère, entre Vienne, Grenoble et Lyon. [...] La Côte Saint André, son nom l'indique, est bâtie sur le versant d'une colline, et domine une assez vaste plaine, riche, dorée, verdoyante, dont le silence a je ne sais quelle majesté rêveuse, encore augmentée par la ceinture de montagnes qui la borne au sud et à l'est, et derrière laquelle se dressent au loin, chargés de glaciers, les pics gigantesques des Alpes" (on remarquera ici que la description de sa terre natale colle encore presque parfaitement à la réalité!).

Sur ses premiers mois difficile à Paris :
"J'avais loué à bas prix une très petite chambre, au cinquième, dans la Cité, au coin de la rue de Harley et du quai des Orfèvres, et au lieu d'aller dîner chez le restaurateur, comme auparavant, je m'étais mis à un régime cénobitique qui réduisait le prix de mes repas à sept ou huit sous, tout au plus. Ils se composaient généralement de pain, de raisins secs, de pruneaux ou de dattes.
Comme on était alors dans la belle saison, en sortant faire mes emplettes gastronomiques chez l'épicier voisin, j'allais ordinairement m'asseoir sur la petite terrasse du Pont Neuf aux pieds de la statue d'Henri IV : là, sans penser à la poule au pot que le bon roi avait rêvée pour le dîner du dimanche de ses paysans, je faisais mon frugal repas, en regardant le soleil descendre derrière le mont Valérien, suivant d'un oeil charmé les reflets radieux des flots de la Seine, qui fuyaient en murmurant devant moi [...].

Sur ses errances solitaires dans la campagne italienne, lors du séjour imposée du Prix de Rome en 1831 : 
"Cette excursion était mon remède habituel contre le spleen, remède souverain qui semblait me rendre à la vie. Une mauvaise veste de toile grise et un chapeau de paille formaient tout mon équipement, six piastres toute ma bourse. Puis, prenant un fusil ou une guitare, je m'acheminais ainsi, chassant ou chantant, insoucieux de mon gîte du soir, certain d'en trouver un, si besoin était, dans les grottes innombrables ou les madones qui bordent toutes les routes, tantôt marchant au pas de course, tantôt m'arrêtant pour examiner quelques vieux tombeaux, ou, du haut d'un de ces tristes monticules dont l'aride plaine de Rome est couverte, écouter avec recueillement le grave chant des cloches de Saint-Pierre, dont la croix d'or étincelait à l'horizon ; tantôt interrompant la poursuite d'un vol de vanneaux pour écrire dans mon album une idée symphonique qui venait de poindre dans ma tête, et toujours savourant à longs traits le bonheur suprême de la vraie liberté."

Après avoir perdu ses deux épouses : 
"[...] Les deux mortes y reposent tranquillement à cette heure, attendant que je vienne apporter à ce charnier ma part de pourriture. 
Je suis dans ma soixante et unième année ; je n'ai plus ni espoirs, ni illusions, ni vastes pensers ; mon fils est presque toujours loin de moi ; je suis seul ; mon mépris pour l'imbécilité et l'improbité des hommes, ma haine pour leur atroce férocité sont à leur comble ; et à toute heure je dis à la mort : "Quand tu voudras !". Qu'attend-elle donc ?"

Au total, Hector Berlioz a "découpé" les quelques 600 pages du récit de son existence en près d'une soixantaine de chapitres, complétée de quelques reproduction de lettres notamment pour certains récits de voyages. Si cela peut paraître "costaud", les Mémoires se lisent en fait très facilement. Difficile même de ne pas sourire à la lecture de certains passages dévoilant un franc-parler et un égo... particulier !

Bref, un ouvrage incontournable quand on s'intéresse à Hector Berlioz ! Pour ma part il me suit dans chacune de
mes visites dans sa demeure natale, au cours desquelles j'en lis toujours quelques extraits à mes visiteurs ! Une manière pour moi de le faire "revivre" dans les lieux qui l'ont vu grandir... 

J'espère en tout cas que ce petit billet vous aura donné envie de vous plonger à votre tour dans ses Mémoires, et je vous donne rendez-vous le 15 février pour la présentation d'un second ouvrage !



Steve, votre guide de poche !

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE - N°48 : La côte sauvage de Quiberon (MORBIHAN)




Après une visite virtuelle en Islande pour le 1er dimanche de l'année, retour en France aujourd'hui, pour un billet-découverte tout en photos : la belle côte sauvage de la presqu'île de Quiberon, dans le Morbihan, dans la partie sud de la Bretagne ! 
 


Car on part parfois à l'autre bout du monde, attiré par les cartes postales de paysages magnifiques... mais notre pays regorge de sites naturels tout aussi beaux ! A mes yeux la Côte sauvage de Quiberon où je suis parti en vacances en septembre 2017, en fait partie !

 

 

La côte sauvage de Quiberon s'étend sur 8 kms, de la Pointe du Percho au Château Turpault, c'est la côte ouest de la Presqu'île de Quiberon.
Plages et falaises s'alternent, pour des vues magnifiques sur l'océan... un paradis pour les amateurs de photos (et de graaaaaand air !).

  

Il y a de quoi se sentir tout petit... 

 

Il ne faut pas hésiter à fouiner un peu, et emprunter le chemin que s'est créé l'eau à travers la roche, cela donne de beaux points de vue !



  

Et voilà je vais m'arrêter là pour les photos, j'espère que ce grand bol d'air breton vous aura plu, et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouveau billet-découverte, pour lequel nous reviendrons un peu dans notre belle région Rhône Alpes !

 




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Exposition "Watching You" au Musée de Fourvière (LYON)


Nous voici mercredi, et le mercredi, c'est une nouvelle idée de sortie qui débarque sur ce blog !

Après l'exposition "Daniel Dezeuze. Une rétrospective" qui se tient au Musée de Grenoble et que je vous présentais la semaine dernière, aujourd'hui direction Lyon, et plus précisément le Musée de Fourvière (à deux pas au sud de la basilique).

Habituellement, le Musée de Fourvière est dédié à l'art religieux, et présente le Trésor de Fourvière (entre autres). Mais les locaux vont bientôt faire l'objet de travaux de réhabilitation assez long, alors avant la fermeture, après avoir été vidés des objets habituellement exposés, les murs ont été mis à disposition pour quelques semaines à un collectif de street-artistes, qui avaient carte blanche pour s'exprimer et habiller ces murs de leurs oeuvres éphémères.




TAORE

 

Au total, ce sont 18 artistes qui sont intervenus, à commencer par les locaux, avec les Lyonnais Birdy Kids (et leurs petits bonhommes rigolos) et Maxime Ivanez (qui s'est inspiré de la colline de Fourvière pour son oeuvre) ou le Stéphanois Rauky :
 

  

 

Des Parisiens aussi se sont illustrés, parmi eux Grems et sa "Babylone", ou Opera et "Le Passage" (une sorte d'échéquier géant) : 




Quelques street-artistes internationaux ont également fait le déplacement pour l'occasion, avec notamment le Péruvien Yandy et ses créatures colorées, ou le Brésilien Odamar Versolatto, qui s'est davantage rapproché de la thématique du lieu avec cette femme en prière, tout comme le Lyonnais M.Foray avec sa vierge sous cloche : 

 

     

 

D'autres artistes sont restés sur la thématique religieuse, l'oeuvre la plus réussie à mes yeux étant celle de l'artiste Brusk, qui détourne de manière originale la naissance du Christ en le remplaçant par... une bombe de peinture ! Une manière habile d'unir le lieu (ancienne chapelle) et le street art !

 

Je m'arrête là avec les photos et les présentations, pour ne pas trop vous en dévoiler et vous laisser quelques surprises lors de votre visite ! Mais si vous êtes curieux vous pouvez consulter l'album facebook complet !

Pour ceux qui voudraient aller jeter un oeil aux oeuvre de plus près, dépêchez-vous, l'exposition se termine le 31 janvier 2018, donc il vous reste 3 petites semaines seulement ! 

Pour organiser votre visite, les horaires d'ouverture du Musée de Fourvière : 

  • Du lundi au jeudi : 12h-18h
  • Le vendredi et le samedi : 10h-19h
  • Le dimanche 14h-17h30
  • Fin de l’exposition le 31 janvier 2018 au soir.
  • Entrée gratuite – libre participation aux frais.

Pour seulement 2€/personne, vous pouvez également profiter d'une visite guidée de l'exposition : 

  • Mercredi 17 janvier- 14h30
  • Vendredi 19 janvier à 10h30
  • Mercredi 24 janvier- 14h30
  • Vendredi 26 janvier à 10h30
  • Mercredi 31 janvier- 14h30


A la semaine prochaine pour une nouvelle idée de sortie ! ;-)


Votre guide de poche, Steve


THEO HAGGAI


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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE - N°47 : Les cascades de Seljalandsfoss et Gljùfrafui, en ISLANDE

 

Après deux ans de billets-découverte dominicaux, c'est parti pour une 3e année, pour laquelle j'ai décidé d'innover un peu !
Jusque là dédiés la plupart du temps à des découvertes locales, dans le prolongement de mes visites guidées, j'ai décidé pour 2018 de voir un peu plus loin : le premier billet-découverte de chaque mois sera désormais l'occasion pour moi de partager ma passion du voyage et de vous embarquer pour une visite virtuelle à l'autre bout du monde, en vous faisant découvrir une contrée étrangère que j'ai eu la chance de visiter, en tant que touriste ou en tant que guide ou accompagnateur... il y a tant de belles choses à découvrir sur notre belle planète !


Globe terrestre

Et pour ce 1er billet 2018, c'est le touriste qui va parler !
En 2015, j'ai profité des ponts du mois de mai plus calmes pour mes visites, pour m'éclipser... en Islande ! Une destination 100% nature : c'est sans doute l'un des endroits les plus préservés sur la planète ! Bon c'est vrai qu'entre désert de roche, désert de lave et désert de glace... une grande partie de l'île est inhospitalière ! C'est pourquoi l'essentiel des quelques 335 000 habitants se concentrent à l'ouest, dans la capitale Reykjavik et ses environs (2/3 de la population du pays), laissant à Mère Nature tout le reste du territoire ou presque, comme on peut le voir sur cette carte avec le peu de routes qui traversent l'île !

 



Avec une densité de 3.2 habitants/km2, autant vous dire qu'une fois sortie de la capitale on ne croise plus grand monde en partant vers l'est... excepté sur les grands sites naturels fréquentés par les touristes !

C'est le cas par exemple de la Cascade de Seljalandsfoss : même si elle ne fait pas partie du fameux "Cercle d'Or" (3 sites incontournables proposés par la plupart des tours opérateurs proposant des séjours en Islande), elle fait partie des grands sites naturels que l'on retient lorsqu'on parle de l'Islande, et pour cause ! Elle offre une chute d'eau de 40m de haut ! Et, petite particularité : il est possible, grâce à un petit sentier, de passer derrière pour faire le tour du bassin dans lequel elle se jette... mais attention, douche assurée !





Au fil des saisons, les couleurs sont très variables. Et parfois, le site change totalement d'apparence en quelques jours seulement, ce fut le cas lors de mon passage sur l'île.
Lors de notre premier arrêt à cette cascade, nous étions un peu déçus car la météo n'était vraiment pas clémente, comme vous le voyez sur les photos, entre pluie et grisaille/brouillard, même si la cascade était magnifique on était loin des paysages de carte postale pour faire de belles photos souvenirs...! Mais les abords du bassin encore glacés au pied de la cascade nous donnaient un petit aperçu de la cascade en hiver !




Deux jours plus tard, alors que nous revenions de notre traversée de l'île le long de la côte sud, le grand soleil et beau ciel bleu nous accompagnant, nous n'avons pas pu résister à l'envie de repasser par Seljalandsfoss... et nous avons bien fait : plus de glace, plus de brouillard, un temps parfaitement clair offrant un bel arc-en-ciel... magnifique spectacle naturel, un régal pour l'amateur de photo que je suis (vous avez par contre dans ce cas intérêt à avoir une bonne réserve de cartes mémoire !).

  

Bref, j'arrête là avec les photos car je pourrais en poster des centaines, car, vous l'aurez compris, j'ai adoré cette cascade de Seljalandsfoss !

Outre ce site magnifique, en longeant la falaise à gauche de la cascade, à quelques centaines de mètres, on aperçoit au dessus de la roche ce qui semble être une autre cascade... pourtant notre guide Michelin ne nous indique rien !

En se rapprochant, deux possibilités : grimper sur la roche via un petit escalier, ou passer à travers une petite fissure dans la roche, nous choississons le petit passage et là... surprise, on se retrouve au pied de Gljùfrafui ! 

 

 

Un lieu enchanteur à ne pas manquer lors de votre arrêt à Seljalandsfoss !

Ralala me replonger dans ces photos me donne envie de repartir... en plus il parait que l'été, le paysage change encore et se pare de verdure... il va falloir y retourner ! ;-)

Et vous, êtes-vous déjà allés en Islande ? Si oui quels sites avez vous vu ? Si non, il faut remédier à cela, car c'est un pays magnifique !

Pour ma part, si cela peut vous donner des idées pour organiser votre séjour en Islande, vous pouvez retrouver le parcours de mon "road-trip" effectué en 2015 sur notre blog voyage (ne faites pas attention à la mise en page le blog est en travaux!)
J'aurai par ailleurs l'occasion, à travers de prochains billets-découverte, de vous présenter plus en détails d'autres sites islandais incontournables... d'ici là, je vous glisse une dernière petite photo de Seljalandsfoss pour vous souhaiter une belle soirée !




 

A la semaine prochaine pour un nouveau-billet découverte inédit, pour lequel nous reviendrons en France... à très vite ! 

 


Votre guide de poche, Steve.

 

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