Sculpture

Exposition "Métamorphoses musicales" par Thierry Chollat, au Musée Hector Berlioz

 



!!! PROLONGATION JUSQU'AU 11 JUIN 2017 !!!




A l'occasion des Journées Européennes des Métiers d'Arts ce weekend (1er/2 avril 2017), le Musée Hector Berlioz accueille une exposition temporaire printannière exceptionnelle : "Métamorphoses musicales", des sculptures réalisées par l'artiste isérois Thierry Chollat. 

S'inspirant d'un instrument de musique, l'artiste le met "en mouvement", l'anime dans l'espace, jouant avec ses formes. Petit aperçu ici avec quelques photos :


 


"La Tantième tangente", violon en fer et peinture sur carton (Photographe : Anthony Cottarel)

  
"Piano", fer et bois / "Django", guitare en fer et bois (Photographe : Anthony Cottarel)


Quelques mots de l'artiste à propos de sa démarche :

"Depuis près de deux ans, j'élabore une série de sculptures abordant la musique avec une palette instrumentale, organique, en mouvement, comme autant d'interprétations d'instruments et de regards portés par différents spectateurs.
Dans ma recherche, l'instrument en tant que repère identifiable culturellement, résultat d'une longue élaboration technique, se dématérialise comme objet pour revêtir une part d'humanité.
La métamorphose des violons, violoncelles, du piano ou du clavecin, engendre des créatures mutantes, aux formes évanescentes : toutes s'animent dans l'espace, échappant aux contraintes techniques de leurs modèles.
Lorsque nos regards sont à l'écoute des fusions éphémères, l'objet instrument, organique, évoque de par sa chair qui se structure et se déstructure, la mutation d'une transhumance des tonalités de notre espace sensible.
Une gravité aérienne où la matière tisse les liens de la forme, de la teinte et du son pour faire se côtoyer le vraisemblable et l'inatteignable. Silencieusement, ce qui était visible ne l'est déjà plus.
Dans un élan en perpétuelle évolution, s'immisce l'invitation à explorer l'écho de nos concertos imaginaires... La sculpture engendre une musique des yeux, emporte le spectateur vers un étrange voyage où tremble la Nature, dans une nouvelle forme de synesthésie." (Thierry Cholat)





"Evanescence", un clavecin de fer et de bois revisité, dans la cour de la Mairie de La Côte Saint André
(Photo perso Août 2016)



Thierry Chollat a déjà été exposé l'année dernière à la Mairie de La Côte Saint André, lors du Festival Hector Berlioz, j'avais d'ailleurs partagé avec vous tout un album photo sur facebook pour vous faire découvrir ses créations que j'avais alors adorées ! Elles partageaient les lieux avec les peintures et meubles de Henry Gérard.

Cette fois, les sculptures de Thierry Chollat viendront habiter, plus nombreuses (+ d'une vingtaine!), les différentes pièces du Musée Hector Berlioz, comme un écho à la musique de notre compositeur côtois. Le vernissage est organisé le Samedi 1er Avril, à partir de 15h, en présence de l'artiste bien sûr. Vous aurez ensuite jusqu'au 30 Avril 
11 Juin (prolongation) pour profiter de ces "métamorphoses musicales", avant qu'elles ne s'en aillent pour d'autres horizons !

Belles découvertes à vous, et à très vite pour d'autres idées de sortie... ! ;-)



Votre guide de poche, Steve.



L'artiste en pleine installation, le 29 Mars 2017 au Musée.


  


TOUTES LES PHOTOS DES METAMORPHOSES MUSICALES
INSTALLEES AU MUSEE HECTOR BERLIOZ DANS MON ALBUM FACEBOOK ICI !


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Expositions Henry Gérard et Thierry Chollat, à LA CÔTE SAINT-ANDRE



Chaque année, à l'occasion notamment du Festival Berlioz à La Côte Saint-André, la municipalité organise une exposition dans ses locaux. Cette année, ce n'est pas une, mais deux expositions qui se partagent habilement les lieux, entre peinture et sculpture... je les ai visitées pour vous !



PEINTURE - Henry Gérard : "Lumières du midi"

Côté peinture, c'est une présentation exceptionnelle de près d'une quarantaine de tableaux du peintre Henry Gérard (1860-1925) qui vous attend.

Celui-ci est né à Toulouse, et a vécu à la Villa Khariessa, à Martigues... alors comment une partie de ses oeuvres est-elle venue se perdre jusqu'à La Côte Saint-André ?!

C'est en fait Germaine Collomb-Bastin qui, en tant qu'héritière des oeuvres de l'artiste, fit don en 1981 à la ville qui l'avait "adoptée", d'une quarantaine de tableaux de l'artiste, des oeuvres de ses amis artistes et quelques uns de ses meubles, qui trouvèrent alors place au Château Louis XI, sur les hauteurs de la ville. Malheureusement, celui-ci se dégradant, les peintures furent remisées aux archives.. et quelque peu oubliées de tous depuis !


C'est à l'initiative de
l'Association "Les Amis de Henry Gérard", qui organisait l'année dernière à Martigues deux rétrospectives sur l'artiste, que les tableaux côtois sortirent ainsi des réserves, et furent alors en grande partie restaurés.

A l'occasion de l'édition 2016 du Festival Berlioz, l'adjointe à la culture Mme Christiane CLUNIAT profite du retour des tableaux à La Côte Saint André pour partager ce petit trésor méconnu à travers cette exposition temporaire qui offre aux habitants comme aux festivaliers, l'occasion de (re)découvrir la production artistique variée de Henry Gérard. S'inspirant des différents courants qui se développent à son époque (classique, orientalisme, fauvisme...), ce sont les paysages méditérranéens qui prédominent dans le leg côtois, qui offre également des tableaux représentant la maison/propriété de l'artiste, quelques natures mortes, des essais de nus... 


 


     



Mais Henry Gérard n'était pas que peinture, il réalisa également de superbes décors de meubles, en témoignent notamment les grandes portes décorées présentées.



 

L'exposition est à découvrir à la Mairie de La Côte Saint-André (salles Jongkind et JB Davaux) tous les jours de 15h à 19h, jusqu'au 4 septembre 2016... avant de trouver un lieu d'accrochage permanent pour faire découvrir ce petit joyau au plus grand nombre ?
Nul doute que ce serait un atout supplémentaire indéniable qui complèterait et enrichirait parfaitement l'offre touristique du territoire déjà bien fournie :
circuit patrimonial dans le vieux bourg, Musée Hector Berlioz, Paradis du Chocolat, Distillerie Cherry Rocher... de quoi organiser une belle journée de découverte pour tous les sens et tous les goûts ! Espérons donc que la collection "Henry Gérard" trouve aussi sa place...



SCULPTURE - Thierry Chollat : "Interprétations d'instruments de musique"

Semées dans la cour de la mairie, et entre les tableaux de Henry Gérard, de curieuses créations ne manqueront pas d'éveiller votre curiosité : des sculptures d'instruments "organiques, dotés de membres, de têtes multiples ou d'excroissances étranges mais bien vivantes..."


 

     

     



Thierry Chollat, leur créateur, élabore ses instruments à partir du bois, son matériau premier, qu'il dégrossit, coupe, sculpte, avant de lui greffer divers éléments métalliques, pour des créations instrumentales hybrides détonantes (et étonnantes!), qui prennent ainsi "vie" sous les mains de l'artiste, qui cherche à les animer sans leurs musiciens, comme si chacune d'entre elles était une créature autonome... 

Un monde à part, à découvrir tous les jours de 15h à 19h jusqu'au 4 Septembre 2016, dans la cour et dans les salles Jongkind et JB Davaux de la Mairie de La Côte Saint-André.

Pour plus de photos de ces deux expositions, je vous ai fait un petit album sur FACEBOOK à consulter ICI !

Pour plus d'infos sur l'artiste et sur sa démarche, je vous invite également à consulter son site internet :
www.thierrychollat.com

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE - N°3 : Les coffins

Pour ce 3e numéro, je souhaite vous présenter un objet de la vie quotidienne, du moins, de la vie quotidienne d'autrefois, qu'utilisaient notamment ceux qu'on appelait les "Gens de l'Alpe", les habitants de nos montagnes en somme (pas le yéti hein... ni le dahu !).

Coffin en bois daté de 1738Coffin a fond pointuCet objet, c'est un coffin.

A vrai dire, on le trouvait autrefois un peu partout en France, parfois sous un autre nom suivant la région : ainsi, chez nos amis Auvergnats, on parle de "couiller".

Il s'agit d'une petite boîte, plus exactement un étui, le plus souvent en bois, que le paysan portait attaché à la ceinture.
Cet étui lui permettait d'emmener avec lui sa pierre à faux, lorsqu'il partait faucher l'herbe l'été pour préparer le foin, nécessaire pour nourrir son troupeau durant les longs mois d'hiver enfermé à l'étable.


Pour aiguiser efficacement, la pierre à faux doit être humide, c'est pourquoi le paysan glissait dans son coffin un peu d'herbe et d'eau, pour que la pierre reste performante pour affûter sa lame.
Ainsi il avait toujours sur lui sa pierre à faux et n'avait pas besoin de rentrer régulièrement à la ferme à chaque fois que sa lame s'émoussait.

La forme du coffin peut varier, certaines ont un fond plat, d'autres sont pointus et pouvaient être plantés au sol, ce qui évitait par exemple d'en renverser le contenu.

Si la plupart des coffins sont en bois, il en existait aussi en étain, en cuivre, parfois même creusé dans une corne animale.

Coffins realises avec differents materiaux

Mais les plus beaux exemplaires que l'on retrouve aujourd'hui sont sans aucun doute, pour moi en tout cas, les coffins en bois, sculptés à la main, sur lesquels on devine le long travail minutieux effectué durant les longues soirées d'hiver, ou durant les journées de garde à l'alpage l'été.
La plupart du temps, le décor est sobre, une simple date, des initiales pour identifier le propriétaire comme sur la première photo : n'oublions pas que ces petits étuis n'étaient, à l'origine, que des objets "pratiques" !
Pour autant, certains coffins sont aussi devenus de véritables oeuvres d'art, et de magnifiques témoignages du savoir-faire de ces hommes d'autrefois.


Coffins sculptes en bois      Coffin sculpte en bois

Parmi les motifs récurrents, la rosace et la rouelle caractéristiques de la région du Queyras, mais, les fleurs, fruits, entrelacs, ou encore les visages ou des outils pouvaient aussi venir personnaliser cet objet du quotidien, dont l'usage s'est depuis maheureusement perdu...

Coffin vitrine musee dauphinois
Pour en découvrir d'authentiques, n'hésitez pas à faire un tour au Musée Dauphinois, sur les pentes de la Bastille à Grenoble, où l'un des plus ancien présenté est daté de 1738 ! 
L'exposition Gens de l'Alpe où il se trouve, et dans laquelle je peux vous guider au cours de mes visites, sera l'occasion pour vous de découvrir bien d'autres objets du quotidien... d'autrefois !

Musée Dauphinois

A très vite pour la prochaine découverte du dimanche ! ;-)

Votre guide de poche, Steve


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~