Un dimanche = Une découverte

1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE - N°39 : Le viaduc du Pont du Boeuf, à RIVES



Un petit billet-découverte "patrimoine/architecture", ça faisait longtemps !

Mes visites du weekend m'ont inspiré, et notamment la balade sur les bords de Fure que j'ai assuré hier pour l'AHPPV (Association Histoire et Patrimoine du Pays Voironnais) : l'un des premiers éléments de patrimoine que j'aborde, c'est le Viaduc du Pont du Boeuf !

On l'aperçoit brièvement lorsqu'on empreinte l'autoroute entre Grenoble et Lyon, mais à pieds, il est possible de s'en approcher bien plus près pour admirer son architecture !






Ce viaduc fut inauguré le 12 Juillet 1857, deux jours après la mise en service de la section "Rives - Piquepierre" de la ligne "Saint Rambert d'Albon - Rives".
Il permet de franchir le ruisseau de la Fure et son vallon, et ainsi de relier Lyon Perrache à Marseille, via Grenoble, dès l'année suivante, grâce à ses 273 mètres de long portés par 16 arches (de 14m de large chacun). Il culmine, au plus haut, à 45 mètres de hauteur !



Une question subsiste : pourquoi ce nom, Pont du Boeuf ?

Il semblerait que cela résulte d'une déformation, au fil du temps, du toponyme "Pas du Beut", qui autrefois rappelait qu'ici on se trouve au "bout" de 4 communes : Réaumont, Apprieu, Saint-Blaise-du-Buis et... Rives ! 

Vous pourrez venir admirer de plus près ce viaduc, et découvrir d'autres éléments du patrimoine de la Fure, en suivant mes balades guidées du Dimanche 30 Avril et Dimanche 13 Août, à 15h ! Le départ se fera du Stade Levatel... n'hésitez pas, c'est GRATUIT ! ;-)

A très vite, ici ou sur le terrain, pour d'autres découvertes ! 


Votre guide de poche, Steve.

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE - N°38 : Le Stade Olympique, à GRENOBLE

Jo 1968 vasque et stade olympique

En début de semaine, je vous faisais revivre la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Grenoble de 1968, puisque nous en fêtions le 49e anniversaire.
Pour le billet découverte de ce dimanche, je reste dans l'esprit olympique : comme je vous ai déjà parlé de l'anneau de vitesse dans un précédent post, aujourd'hui zoom sur le stade olympique, qui a justement accueilli la cérémonie d'ouverture... et n'a d'ailleurs été construit que pour cela !


L'EMPLACEMENT :

Si l'anneau de vitesse ou le palais des glaces furent construits dans le centre-ville, au coeur du Parc Paul Mistral, il fut décidé de construire le Stade Olympique à l'extérieur, afin de faciliter l'accès et le stationnement des 60 000 spectateurs attendus pour la cérémonie d'ouverture. C'est donc au nord de l'ancien aerodrome Jean Mermoz (désaffecté en décembre 1967 et déplacé à Saint Etienne de Saint Geoirs) qu'on le fit construire, tout au bout de l'avenue Marcelin Berthelot. 
Voici une carte de 1968, et une autre d'aujourd'hui (merci Google Map!) pour se situer :


Grenoble - Emplacement Stade Olympique Plan 1968  Grenoble Emplacement Stade Olympique Plan 2017

 


 

Si l'on fait un petit zoom, on se rend compte que cela correspond au début de la Galerie de l'Arlequin aujourd'hui : 

Grenoble Zoom Emplacement Stade Olympique Plan 1968  Grenoble Zoom Emplacement Stade Olympique Plan 2017

 

 

 

 


 

En effet, il s'agissait d'une construction éphémère, elle fut détruite dès mars 1969, pour laisser place à partir de 1970 au chantier de la Villeneuve !

L'ARCHITECTURE :

Grenoble Stade Olympique Structure Métallique

Puisque le stade était destiné à disparaître dès la fin des jeux, son architecture fut bien particulière : comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, le stade fut ainsi réalisé en tubes métalliques, soit 380 kms de tubes assemblés pour obtenir un ensemble en U de 60 000 m2 ouvert sur la ville et sur l'Avenue Marcelin Berthelot (la traditionnelle "voie triomphale"). Il fallut ensuite 1800m3 de bois pour réaliser les plus de 20 000m2 de gradins, qui ont ainsi pu accueillir 60 000 spectateurs !

JO 1968 - Le Stade Olympique

S'il ne reste plus rien aujourd'hui de la structure de ce stade, en revanche, deux éléments que l'on aperçoit sur la photo ci-dessus ont été conservés : la vasque olympique, aujourd'hui au Parc Paul Mistral (sans son escalier de 96 marches cela dit !), et le mât olympique de 30m de haut, qui était autrefois à l'entrée du stade et qui a été légèrement déplacé au sud de Grand Place/Alpexpo aujourd'hui (au centre du rond point) !

Grenoble - La vasque olympique

Grenoble - Le mât olympique


Il y aurait encore beaucoup à dire sur les JO de 1968... peut être l'occasion de rédiger quelques autres billets à ce sujet ! ;-)

Pour l'heure, retrouvez les photos originales présentées ici, et plus d'infos sur les JO, sur les sites spécialisés suivants :
 
     - Le site du COLJOG (Conservatoire Observatoire Laboratoire des Jeux Olympiques de Grenoble)
     - Le site Grenoble 1968, tenu par Geoffrey AGUIARD

Bonne lecture ! 


Steve, votre guide de poche !


 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE - N°36 : Estelle met un "râteau" à Hector Berlioz !

Dans le billet découverte de la semaine dernière, je vous dévoilais la longue lettre de déclaration d'amour du compositeur romantique Hector Berlioz (dont je fais visiter régulièrement la maison natale à La Côte Saint André), à son amour d'enfance, Estelle, qu'il a retrouvé après 49 ans d'absence... aujourd'hui, il est temps de découvrir la réponse de la belle, qui malheureusement pour Hector, ne sera pas la réponse attendue puisqu'Estelle va lui mettre ce qu'on appelle familièrement un gros "râteau" !
Alors si vous aussi vous cherchez de l'inspiration pour éconduire un(e) prétendant(e), à vos carnets, prenez des notes ! 



Estelle Fornier (née Dubeuf)Lyon, 29 septembre 1864.

Monsieur,

Je me croirais coupable envers vous et moi-même, si je ne répondais pas tout de suite à votre dernière lettre, et au rêve que vous avez fait sur les relations que vous désirez voir s'établir entre nous. C'est le coeur sur la main que je vais vous parler.
Je ne suis plus qu'une vieille et bien vieille femme (car, monsieur, j'ai six ans de plus que vous), au coeur flétri par des jours passés dans les angoisses, les douleurs physiques et morales de tout genre, qui ne m'ont laissé sur les joies et les sentiments de ce monde aucune illusion. Depuis vingt ans que j'ai perdu mon meilleur ami je n'en ai pas cherché d'autre ; j'ai conservé ceux que d'anciennes relations m'avaient fait ainsi que ceux que des liens de famille m'attachaient naturellement. Depuis le jour fatal où je suis devenue veuve j'ai rompu toutes mes relations, j'ai dit adieu aux plaisirs, aux distractions, pour me consacrer tout entière à mon intérieur, à mes enfants. C'est donc là ma vie depuis vingt ans ; c'est une habitude pour moi dont rien maintenant ne peut rompre le charme ; car c'est dans cette intimité du coeur que je puis trouver le seul repos des jours qu'il me reste à passer dans ce monde ; tout ce qui viendrait en troubler l'uniformité me serait pénible et à charge.

Dans votre lettre du 27 courant vous me dites que vous n'avez qu'un désir, celui que je devienne "votre amie" à l'aide d'un échange de lettres. Croyez-vous sérieusement, monsieur, que cela soit possible ? Je vous connais à peine depuis quarante-neuf ans, je vous ai revu vendredi passé quelques instants ; je ne puis donc apprécier ni vos goûts, ni votre caractère, ni vos qualités, seules choses qui sont la base de l'amitié. Quand il y a entre deux individus les mêmes manières de voir et de sentir, alors la sympathie peut naïtre et arriver ; mais, établir ce que vous attendez de moi ; pour ma part je le crois impossible. Du reste, je dois vous avouer que je suis extrêmement paresseuse pour écrire, j'ai l'esprit aussi engourdi que les doigts ; j'ai une peine extrême à remplir à cet égard mes obligations indispensables. Je ne pourrais donc vous promettre de commencer avec vous une correspondance qui pût être suivie, je manquerais trop souvent à ma promesse pour ne pas vous en avertir d'avance s'il vous est agréable de m'écrire quelque fois je recevrai vos lettres, mais n'attendez pas mes réponses exactement ni promptement.

Vous désirez aussi que je vous dise : "Venez me voir" ; cela n'est pas possible, pas plus que de vous dire : "Vous me trouverez seule" ; le hasard, vendredi, a voulu que je fusse seule pour vous recevoir ; quand je serai à Genève avec mon fils et sa femme, si, quand vous vous présenterez chez eux, je suis seule, je vous recevrai, mais s'ils m'entourent au moment de votre visite, il vous faudra subir leur présence, car je trouverais fort inconvenant qu'il en fût autrement.

C'est avec toute la franchise et la sincérité qui sont le fond de mon caractère que je vous ai tracé ce que je pense et ce que je sens. Je crois devoir encore vous dire qu'il est des illusions, des rêves, qu'il faut savoir abandonner quand les cheveux blancs sont arrivés, et avec eux le désenchantement de tous sentiments nouveaux, même ceux de l'amitié, qui ne peuvent avoir du charme que lorsqu'ils sont nés de relations suivies et dans les heureux jours de la jeunesse. Ce n'est pas, selon moi, au moment où le poids des années se fait sentir, où leur nombre nous a apporté l'expérience de toutes les déceptions, qu'il faut commencer des relations. Je vous avoue que pour moi j'en suis là. Mon avenir se raccourcit tous les jours ; à quoi bon former des relations qu'aujourd'hui voit naître et que demain peut faire évanouir ? Ce n'est que se créer des regrets.

Ne voyez, monsieur, dans tout ce que je viens de vous dire, aucune intention de ma part de blesser les souvenirs que vous avez pour moi ; je les respecte et je suis touchée de leur persistance. Vous êtes encore bien jeune par le coeur, pour moi il n'en est pas ainsi, je suis vieille tout de bon, je ne suis plus bonne à rien qu'à conserver, croyez-le, une large place pour vous dans mon souvenir. J'apprendrai toujours avec plaisir les triomphes que vous êtes appelé à avoir.

Adieu, monsieur, je vous dis encore : recevez l'assurance de mes sentiments affectueux.



Estelle Fornier

 

C'est ce qu'on appelle un râteau dans les règles de l'art ! 
Et quand bien même notre Hector obtiendra d'Estelle par la suite quelques lettres et même quelques rares entrevues, leur relation restera purement amicale... à son grand desespoir ! 

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE - N°35 : Hector Berlioz et sa grande déclaration d'amour à Estelle Fornier

Estelle Fornier (née Dubeuf)

Je guidais aujourd'hui ce qui était peut être ma dernière visite pour les individuels au Musée Hector Berlioz, à La Côte Saint André... l'une de mes plus anciennes visites guidées, qui a beaucoup évolué depuis mes toutes premières interventions en 2011 ! J'ai, en 7 ans, beaucoup enrichi mon discours, notamment de petites lectures d'extraits des Mémoires de l'artiste, ou, plus croustillant encore, de sa Correspondance, une façon d'entrer au coeur de l'intimité de notre cher Hector Berlioz.

Pour ce billet découverte ce dimanche, j'ai choisi de partager avec vous ce qui est sans doute l'une de ses plus belles lettres : elle est adressée à Estelle Fornier (née Dubeuf), son amour d'enfance rencontrée à Meylan (amour impossible car il avait 12 ans lorsqu'il a fait connaissance de la belle qui en avait... 18 ! Eh oui, précoce le petit ! ;-)). Il revoit brièvement Estelle un demi-siècle plus tard, en septembre 1864, elle est alors veuve... l'entrevue sera courte, mais il en ressort tout chamboulé, au point, dès son retour à Paris, de déclarer sa flamme à Estelle à travers la lettre suivante :



27 septembre 1864

Paris 4 rue de Calais

Madame,

Vous m’avez accueilli avec une bienveillance simple et digne dont bien peu de femmes eussent été capables en pareil cas. Soyez mille fois bénie. Depuis que je vous ai quittée je souffre beaucoup cependant. J’ai beau me répéter que vous ne pouviez me recevoir mieux, que tout autre accueil eût été peu convenable ou cruel, mon malheureux cœur saigne comme s’il eût été blessé. Je me demande pourquoi, et voici la raison que je trouve : c’est l’absence, c’est que je vous ai vue trop peu, que je ne vous ai pas dit le quart de ce que j’avais à vous dire, et que je suis parti presque comme s’il s’agissait d’une éternelle séparation. Et pourtant vous m’avez donné votre main, je l’ai pressée sur mon front, sur mes lèvres, et j’ai contenu mes larmes ; je vous l’avais promis. Mais j’ai un besoin impérieux, inexorable, de quelques mots encore que vous ne me refuserez pas, je l’espère.

Songez que je vous aime depuis quarante-neuf ans, que je vous ai toujours aimée depuis mon enfance, malgré les orages de toute espèce qui ont ravagé ma vie. La preuve en est dans le profond sentiment que j’éprouve aujourd’hui ; s’il eût un seul jour cessé d’être, il ne se fût pas ranimé sans doute, dans les circonstances actuelles. Combien y a-t-il de femmes qui se soient jamais entendu faire une telle déclaration.

Ne me prenez pas pour un homme bizarre qui est le jouet de son imagination. Non, je suis seulement doué d’une sensibilité très vive, alliée, croyez-le bien, à une grande clairvoyance d’esprit, mais dont les affections vraies sont d’une puissance incomparable et d’une fidélité à toute épreuve. Je vous ai aimée, je vous aime, je vous aimerai, et j’ai soixante et un ans, et je connais le monde et n’ai pas une illusion.

Accordez-moi donc, non comme une sœur de charité accorde ses soins à un malade, mais comme une noble femme de cœur guérit des maux qu’elle a involontairement causés, les trois choses qui seules peuvent me rendre le calme : la permission de vous écrire quelquefois, l’assurance que vous me répondrez et la promesse que vous m’inviterez, au moins une fois de l’an, à venir vous voir.

Mes visites pourraient être inopportunes et par suite importunes si je les faisais sans votre autorisation. Je n’irai donc auprès de vous, à Genève ou ailleurs, que quand vous m’aurez écrit : Venez !

À qui cela pourrait-il paraître étrange ou malséant ? Qu’y a-t-il de plus pur qu’une liaison pareille ? Ne sommes-nous pas libres tous les deux ? Qui serait assez dépourvu d’âme et de bon sens pour la trouver blâmable ? Personne, pas même vos fils ; ils sont, je le sais, des jeunes gens fort distingués. J’avoue seulement qu’il serait affreux de n’obtenir le bonheur de vous voir que devant témoins. Si vous me dites : « Venez », il faut que je puisse causer avec vous comme à notre première entrevue de vendredi dernier, entrevue que je n’ai osé prolonger et dont je n’ai pu goûter le charme douloureux à cause des efforts terribles que je faisais pour refouler mon émotion.

Oh ! madame, madame, je n’ai plus qu’un but dans ce monde, c’est d’obtenir votre affection. Laissez-moi essayer de l’atteindre. Je serai soumis et réservé ; notre correspondance sera aussi peu fréquente que vous le voudrez, elle ne deviendra jamais pour vous une tâche ennuyeuse, quelques lignes de votre main me suffiront. Mes voyages auprès de vous ne pourront être que bien rares ; mais je saurai que votre pensée et la mienne ne sont plus séparées et qu’après tant de tristes années où je n’ai rien été pour vous, j’ai enfin l’espérance de devenir votre ami. Et c’est rare un ami dévoué comme je le serai. Je vous environnerai d’une tendresse si profonde et si douce, d’une affection si complète, où vous trouverez confondues dans le sentiment de l’homme les naïves effusions de cœur de l’enfant. Peut-être y sentirez-vous du charme ; peut-être, enfin me direz-vous un jour  « Je suis votre amie » et voudrez-vous avouer que j’ai bien mérité votre amitié. Adieu, madame, je relis votre billet du 23 et j’y vois à la fin l’assurance de vos sentiments affectueux ; c’est n’est pas une banale formule ? n’est-ce pas ? n’est-ce pas ?

À vous pour toujours.

HECTOR BERLIOZ.

 

Après une telle déclaration, on se demande bien quelle fut la réponse d'Estelle... fut-elle touchée par les mots de notre Hector ? Fut-elle indifférente ? 
Patience... je vous dévoilerai sa réponse dans le prochain billet découverte ! ;-)

Votre guide de poche, Steve

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE - N°33 : La maquette du Monastère de la Grande Chartreuse

Aujourd'hui, j'étais en visite guidée au Musée de la Grande Chartreuse pour un groupe d'habitués... du coup, je profite de m'être replongé dans l'histoire des Chartreux pour partager avec vous un petit billet-découverte sur le sujet, pas encore abordé sur ce blog !

Parmi les nombreux objets exposés au Musée, il en est un sans doute plus impressionnant que les autres : il s'agit de la maquette du Monastère de la Grande Chartreuse, présentée dans l'une des premières salles (la salle Renaissance). En voici une photo :


Maquette du Monastère de la Grande Chartreuse

Elle présente le Monastère tel qu'il a été reconstruit par Dom Innocent le Masson, après le grand incendie de 1676, et tel qu'il se présente encore aujourd'hui !                                                                   
Il faut savoir que cette maquette très précise a été minutieusement réalisée par un Chartreux, dans sa cellule, dans les années 1950's... pas moins de trois années de travail lui ont été nécéssaires pour ce sublime résultat !

Sublime car la maquette permet ainsi d'avoir une vue d'ensemble du Monastère qui reste, sinon, bien caché derrière son mur d'enceinte, afin d'assurer l'isolement et le silence souhaités par les Chartreux.

Maquette grande chartreuse entree


Parmi les édifices principaux à remarquer, derrière le portail d'entrée, après un premier petit jardin nous retrouvons ce qu'il n'y a dans aucune autre Chartreuse : les pavillons réservés aux Prieurs de l'Ordre, c'est à dire les Prieurs de chaque Chartreuse dans le monde, qui se réunissent ici, dans la Maison Mère, une fois tous les deux ans (une fois par an autrefois). Si aujourd'hui il ne reste qu'un peu plus d'une vingtaine de Chartreuses "en activité", à son apogée l'Ordre en comptait plus de 200, soit autant de représentants à réunir régulièrement au sein de la Maison Mère... d'où la taille des Pavillons qui leur sont dédiés !

Après ces pavillons, on retrouve les batiments communautaires, à savoir notamment : l'Eglise, le Réfectoire, ainsi que le petit cloître et la salle du Chapitre.


Maquette grande chartreuse grand cloitre

 

Sur la partie la plus élevée et la plus à l'écart (sur la droite sur cette dernière photo), on retrouve le Grand Cloître autour duquel s'organisent 35 cellules des Pères Chartreux, un Grand Cloître divisé en 3 par 2 bâtiments : la Bibliothèque (plus de 40 000 ouvrages conservés !) et la Chapelle des Morts, près du cimetière installé au coeur du cloître depuis plus de 850 ans !

Sur la partie basse (sur la gauche sur la dernière photo), on retrouve les obédiences, c'est à dire les bâtiments abritant les activités des Frères Chartreux (anciennes écuries, forge, menuiserie, mais aussi salle des Plantes et laboratoire pour préparer la fameuse... liqueur de Chartreuse !).

Il y aurait bien des choses à dire sur cette maquette, et surtout sur la vie de la trentaine de Chartreux qui occupent encore 
ce grand monastère s'étendant sur plusieurs hectares, mais, si vous voulez en savoir plus, je vous invite à visiter le Musée, ou, mieux encore...  m'y suivre en visite guidée !  ;-)

D'ici là, je vous dis à très vite pour un prochain billet-découverte dominical ! 



Votre guide de poche, Steve.

 

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